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LA LA LAND

Mia (Emma Stone), aspirante actrice enchaînant les castings humiliants, et Sebastian (Ryan Gosling), pianiste de jazz ambitionnant d'avoir son propre club, tombent amoureux. Mais leur amour se heurte à leurs rêves de gloire et à la vie, trop sombrement réaliste parfois, dans un Los Angeles aussi cruel qu’enchanteur.

3 bonnes raisons de regarder :

1) Parce que cette chronique des pauvres amants, aussi belle et amère que l’amour, nous entraîne dans un tourbillon de ballets et de refrains entêtants qui agissent comme autant de pansements au cœur. Et la magie opère dès la scène d’ouverture, époustouflante, où les deux héros se croisent sur une bretelle d’autoroute saturée où des dizaines d’automobilistes s’extirpent de leur voiture pour danser sous le soleil californien. Ça nous donnerait presque envie d’aller faire des tours de périph et deux-trois claquettes porte de Champerret, pour peu que Ryan Gosling nous salue d’un coup de klaxon.

2) Parce que si vous n’êtes pas encore allé à Los Angeles, ce film vous donnera une vision cruellement juste de cette ville où la solitude se cache derrière le vernis des villas, où les amours s’effritent aussi vite que les étoiles sur Hollywood boulevard. Ville des solitudes magnifiées, L.A est une machine à sacrifier les êtres et émietter les rêves… Voilà ce que nous rappelle LaLaLand. Cherry on the cake, vous pourrez enfin comprendre et rire à la blague qui fait fureur à L.A : « Tu fais quoi dans la vie ? – Je suis actrice – Ah ! Et tu bosses dans quel bar ? »

3) Pour le duo Ryan Gosling-Emma Stone, dont l’alchimie à l’écran, déjà éprouvée dans Crazy Stupid Love, nous envoûte irrésistiblement. Pas de porté façon Dirty Dancing dans LaLaLand, mais une valse sous une pluie d’étoiles qui nous rappelle qu’on a deux-trois classiques à réviser avec Mya Fraye avant de s’attaquer à la danse de l’amour.

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